Vers la fin « des » régimes en France

04 septembre 2004

En ce jour anniversaire de la République (que je n’ai vu célébrée ni par l’Elysée, ni par les assemblées, ni par les partis, ni dans aucun média jusqu’à ce jour à 23H00), le livre de l’ex-compagne du président français, véritable bombe à neutrons, dynamite le régime, et in fine tous les régimes qui en vivent.

Avec ce bouquin, la dignité de l’Etat a volé en éclats, après avoir été minée par chacun des successeurs du général De Gaulle, dans le silence successif de médias aux ordres.

On voit mal comment un chef d’Etat peut s’accrocher à son poste, dans une telle tempête, comme un pouce-pied. Il a perdu pied, et va crier « pouce ».

Pompidou le faux pur, Giscard le vrai pourri, Mitterrand le collabo, Chirac la chiffe molle, et Sarkozy le faux dur, et puis le dernier en date, l’arracheur de dents. Avec ces roitelets sans particule, sauf la commanderie de la légion d’honneur qu’ils s’attribuent une fois élus, ce n’était que le début de la fin.

La confession de Valérie Trierweiler fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour éclabousser le dernier héritier, et par ricochet les précédents, d’une Ve République sans queue ni tête, sauf pour les débats intimes, comme sous la fatale IIIe avec Félix Faure, avant sa reddition à la Collaboration.

Au lieu de commander, une fois acquise sa victoire dans un vote populaire, le pouvoir, quelle que soit sa couleur politique, s’est amnésié dans une dépendance des sondages ou des réactions qui le ligotent, par crainte du prochain scrutin.

Quand on veut plaire, on ne dirige pas un pays. On se fait élire conseiller général. Clémenceau, que j’exècre pour son jusqu’auboutisme sanglant en 1917, avait conclu sur l’Elysée: « La vie m’a appris qu’il y a deux choses dont on peut très bien se passer : la présidence de la République et la prostate.  »

Les Français vont finir par comprendre qu’eux-aussi peuvent se dispenser d’un président (après avoir raccourci un roi puis viré les autres) pour gérer leurs propres affaires. Les titulaires de la fonction nous ont menés aux abîmes.

Que monsieur Hollande n’aime pas les pauvres, les « sans-dents », c’est une chose abominable, si elle est vraie. Mais le pire, ce sont ces batteries de texto envoyés par icelui à Valérie, pourtant répudiée, quand son devoir l’appelait à recevoir Poutine et Obama, le jour de l’anniversaire du 6 juin 1944.

Cet homme ne dirige pas la France. Il est à merci de ses badigoinces dans ses sursauts intimes, salive, puis s’esquive.

Son prédécesseur brassait du vent, puis se perdait dans ses ritournelles dans l’oubli de ses engagements. Plus il parlait « rupture », plus il tombait dans la déconfiture.

L’autre Corrézien, girouette rouillée, ne savait plus à quel sein se vouer, en trois minutes douche  comprise. En douze ans, il a branlé du gîte, pour rester poli, sans boussole pour son étrave.

Ah le voyou, celui de la Francisque ! Il en est encore qui le regrettent, ce fidèle des infidèles, ami jusqu’au bout du génocidaire de juifs (l’infâme Bousquet), monstre du mensonge, espion polygame, aux frais de l’Etat, de tout ce qui bougeait, ou copulait.

Sans destin, puisqu’il a emprunté la rallonge de son nom, l’autre rufian, aux étreintes ancillaires, a mis la main dans le pot de confitures, pour y pécher les gros diamants de Bokassa, avant son « bonsoir », la bouche pleine de ses méfaits tout frais.

Et le bouffi de la banque, le gros Doudou, quand aura-t-on la relation de ses parties fines dans les yachts de Saint-Tropez ? Quand saura-t-on le fin mot de l’exécution de Markovic, le factotum d’Alain Delon ?

Depuis le général De Gaulle, nous n’avons plus qu’une horde  de « tant-pis » qui se sont gavés sur la bête. Le mieux n’a cessé de reculer, puisqu’il ne les a jamais concernés, sauf pour eux-mêmes.

Et pour les maintenir au pouvoir, voici les grands médias, et toutes leurs reculades, voire enculades si j’osais. Ils ont peur de la chute du tireur, je n’ai pas dit du tyran, même si son pouvoir y ressemble quand on touche à l’inexistence de la justice, qu’il contrôle, pour les enfants violés.

Lisez ce qu’ils disent, dans leur presse ! C’est un tollé contre le vitriol lâché par l’ex de Moi Président ! S’il tombe, le soi-disant président, ce sera comme un jeu de dominos : ils vont s’écrouler l’un après l’autre, les pseudo-journalistes, plus vite qu’un orgasme dans la rue du Cirque.

Dans le maelström d’un tel dégât, ils vont tout perdre, ces hérauts du pouvoir : le peu qu’il leur restait de lecteurs, et, surtout, la manne tombée, de l’Elysée, soit six cent millions d’aides à la presse (en euros). J’invente ? Voyez les réactions sur les réseaux sociaux, en totale opposition à ces médias.

Les autres régimes, spéciaux comme ils s’autoproclament dans un total déni de l’égalité frappée dans le marbre, ne manqueront pas de tomber avec la chute de l’usurpateur des voix de gauche. La SNCF, l’EGF, la police, les gendarmes, l’armée, finie la retraite à 50 ans ! Adieu aux prébendes des députés et sénateurs !

Sans président, sans assemblées, le pouvoir va retomber dans les mains du peuple. Qui sait comment réagiront les masses désespérées par ces nouveaux contrôleurs généraux, mis en place par les Capet puis maintenus sous les Empires et les Républiques ?

Je déteste les interrogations, par réflexe professionnel, mais je n’ai pas encore détecté ce qui va survenir. Je rêve, probablement, mais je viens de relire la fin du Second Empire, sous la plume de Victor Hugo. Il avait même acheté une vareuse en 1871 pour défendre la Commune et aller combattre l’occupant prussien devant Paris assiégé. Il a fallu l’en empêcher. Il avait 69 ans…

Et vous, qu’en dites-vous ?

 

 

 

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