L’écœurante clémence judiciaire pour les pédocriminels

30 juin 2020

Les affaires criminelles en cours démontrent combien l’aveulissement peut frapper jusque dans les prétoires dans les dossiers de viols d’enfants. L’indulgence pour les prédateurs de l’innocence y tranche avec la sévérité de certains procès politiques. Les exemples fourmillent.

Dans la région de Fécamp (Seine-Maritime), un médecin généraliste vient d’être mis en examen vendredi au Havre pour viol et agression sexuelle sur deux fillettes dans les années 1990, mais laissé en liberté. Placé sous contrôle judiciaire, il a gardé le droit d’exercer. La première plainte des victimes, devenues adultes, remonte à 2018. On peut déjà s’étonner qu’il ait fallu deux ans pour que l’auteur présumé d’un crime – le viol en est un, je ne me lasserai jamais de le répéter – soit mis en garde à vue la semaine dernière puis mis en examen. Le quotidien Paris-Normandie, qui relate la nouvelle, ne donne même pas le prénom du présumé violeur.

Ces viols auraient été commis lors de consultations dans le cabinet du médecin, pendant plusieurs années, alors que les patientes mineures n’étaient pas accompagnées d’un adulte.
Joint à son cabinet par le journal , le médecin précise qu’il « n’est pas en état de parler. Il y a une enquête. Je n’ai pas le droit de m’exprimer, je dois laisser la police et la justice faire leur travail. Je ne dois pas m’en mêler ou dire quoi que ce soit qui puisse perturber ce qu’il se passe ». Comme le confirme l’intéressé qui demeure présumé innocent, le contrôle judiciaire n’inclut pas une interdiction d’exercer : « J’ai le droit de travailler », affirme-t-il. Par ailleurs, « j’ai le droit d’aller partout en France. Si jamais je vais à l’étranger, j’ai le droit. Il faut juste que je prévienne des dates auxquelles je pars et je reviens », indique le professionnel de santé.
Également sollicitée, son avocate « n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment ».
Contacté, le président du conseil de l’ordre des médecins de Seine-Maritime, Dr Patrick Daimé, « ne souhaite pas faire de commentaires surtout quand il y a une procédure judiciaire en cours ».

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