Que Dupond-Moretti nous montre comment il a plaidé à Outreau

Favorable à “l’enregistrement sonore ou audiovisuel” des audiences en vue de leur diffusion, “pour un motif d’intérêt public », le garde des Sceaux sortirait grandi s’il diffusait les enregistrements dans le scandaleux procès Outreau, un martyrologue pour les douze enfants violés reconnus comme victimes et indemnisés par l’Etat.

Puisque l’ex-avocat « veut que les Français voient comment on juge”, ils doivent donc savoir comment, lui, a défendu les accusés de pédocriminalité au premier procès à Saint-Omer en 2004. Mais il y a un hic : si le président des Assises Jean-Claude Monnier avait bien ordonné l’enregistrement des débats, ces archives sonores ont disparu, ainsi que je l’ai révélé dans mon livre « Retour à Outreau » en 2013. Dupond-Moretti serait bien avisé de lancer une enquête pour les retrouver.

Les Français pourront entendre cette « bête noire » (titre d’un de ses livres autobiographiques) malmener, invectiver, bousculer, hurler sur les petites victimes de sodomies, les traiter de mythomanes, jusqu’à six heures durant pour l’une d’entre elles, toutes acculées dans le box des accusés pendant que les mis en cause devisaient dans les rangs du public avec les journalistes.

On attend avec impatience cette page d’un véritable crime contre l’humanité commis par des accusés contre des enfants.

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