La réforme de la justice favorise les violeurs

L’apostasie reste la règle chez Emmanuel Macron, comme en témoigne sa nouvelle loi sur la confiance en la justice, contraire à son engagement en 2017 de faire de la lutte contre les violences sexuelles la priorité de son quinquennat.

Deux articles de la loi confirment cet abandon qui profite aux incesteurs et pédocriminels :

  • Aux Assises, le nombre minimal de votes (secrets) pour déclarer coupable un accusé passe de SIX à SEPT sur les neuf membres du  jury, composé de six jurés civils et de trois magistrats du Siège. « Ce projet augmente la prise en compte des voix des jurés aux Assises pour s’assurer que la justice est rendue par le peuple et au nom du peuple », ose affirmer le communiqué officiel, pour mieux cacher qu’il sera encore plus difficile qu’auparavant de condamner les criminels.
  • Les Cours criminelles, créées par l’ex-ministre Nicole Belloubet, sont définitivement généralisées, avant même la fin du test de trois ans. C’est LA FIN PROGRAMMÉE DES ASSISES et du jury populaire. La France n’aura plus de justice rendue par le peuple au nom du peuple. Ces Cours criminelles, composées uniquement de cinq magistrats, ont déjà démontré en un ans d’existence, dans 30 départements, le laxisme de ces juges du Siège face aux crimes sexuels. Sur l’ensemble des dossiers jugés, 91 % ont concerné des viols simples ou aggravés, jusqu’à fin juillet 2020. 57 affaires concernaient 67 accusés. Les peines prononcées ont été en moyenne de 9,2 ans d’emprisonnement ferme, pour des peines encourues de 15 à 20 ans de réclusion criminelle.

Le Sénat se doit de rectifier le tir dans son étude en cours de la loi. Nous devons absolument nous mobiliser contre cette nouvelle preuve de la complicité de fait des pouvoirs actuels avec la pédocriminalité.

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