Le régime castriste enferme les deux chanteurs d’un rap viral pour la liberté, « Patria y vida »

Pour avoir travaillé pendant deux ans à Cuba comme correspondant de l’AFP, je reste médusé par le courage de ces deux garçons. Cet hymne à la liberté leur vaut la prison pour Maykel Osorbo, et une assignation à résidence pour El Funky. On l’a appris hier. Le groupe Gente de zona (Cubains émigrés aux Usa), immensément populaire dans l’île, avait participé au clip depuis Miami. Patria y vida, la patrie et la vie, répond au mot d’ordre castriste en vigueur depuis 1959: Patria o muerte, venceremos, la patrie ou la mort, nous vaincrons. Voici le début: « Cuba, c’est toi mon chant des sirènes, car ta voix chasse mes peines, ceci est un sentiment très ancien nourri de la tristesse de te savoir lointaine. Viens parcourir avec moi mes bidonvilles pour te montrer à quoi ont servi tes idéaux; toi et moi, nous sommes des humains peu importent nos façons de penser; essayons de ne pas nous chamailler comme des animaux sauvages; je n’ai pas une autre façon de te dire que mon peuple pleure et j’entends sa voix…Plus de mensonges, le peuple veut la liberté, plus de doctrines. On ne veut plus crier la Patrie ou la Mort mais LA PATRIE ET LA VIE. C’est l’heure de commencer à construire nos rêves, les mêmes rêves que vous avez détruits avec vos propres mains; votre temps s’achève, notre silence se brise. C’est fini! si tu viens du 59, je suis des années 2020…plus de soixante ans creusent un abîme entre toi et moi…”

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