Dupond-Moretti : une gloire infâme sur le dos des enfants violés

Si la mise en examen du garde des sceaux pour prise illégale d’intérêts ne suscite aucune réaction de ma part, puisqu’il est présumé innocent, elle me contraint à rappeler que même s’il est condamné, le pire se trouve enfoui ailleurs.

Cet avocat provincial inconnu du grand public a touché au sommet de l’ignominie en 2004 avec ses violentes agressions verbales durant des heures, aux assises d’Outreau, contre 18 enfants violés. Une presse aveugle, aux petits soins pour ce démolisseur de petites victimes reconnues comme telles par le jury puis indemnisées par l’Etat, lui a taillé une réputation de bateleur sans jamais dénoncer ces pratiques.

Les enregistrements de ces « interrogatoires » par Dupond-Moretti ont disparu  comme par enchantement du tribunal de Boulogne-sur-Mer, ainsi que je l’ai appris, et j’eusse aimé en disposer pour illustrer mon propos et les diffuser.

Voilà comment une telle pratique de la terreur dans les prétoires, face à la lâcheté de magistrats muets, aura servi de marchepied à la carrière fulgurante de cet avocat.

Dès sa nomination comme garde des sceaux, il continuera à mépriser les victimes, ou à tout le moins à les ignorer, avec son choix de se précipiter à la prison de Fresnes pour s’y faire applaudir par les détenus.

Son courage à Outreau pour traiter de menteurs des enfants acculés dans le box des accusés (oui !), il en aura manqué avec moi. Jamais il n’a répondu à mes demandes d’interview pour mon précédent livre sur Outreau.

Je reviens en détail sur le vrai scandale d’Outreau dans mon livre « La pédocratie à la française » (Fabert)

www.fabert.com

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