Le trauma du viol explique le soudain forfait aux JO de Simone Biles, la meilleure gymnaste de tous les temps

28 juillet 2021


Quand elle a jeté l’éponge hier à Tokyo en pleine finale olympique de gymnastique par équipes, la championne américaine a évoqué des « démons » dans sa tête. Elle faisait allusion aux multiples viols commis sur elle et d’autres gymnastes, pendant des années, par le médecin de l’équipe des États-Unis, Larry Nassar.
Cet ostéopathe, pédocriminel en série, a été condamné en 2018 à plus de 200 ans de prison pour le viol d’au moins 170 jeunes mineures. Simone Biles avait témoigné contre lui par écrit lors des procès. Elle avait déjà fait état dans le passé de « pensées suicidaires », avant d’évoquer hier des « sautes de concentration » (twisties) pendant les exercices. De tels phénomènes font partie du syndrome post-traumatique dont souffrent notamment les victimes de viols et violences sexuelles.
Simone Biles a accroché déjà 23 médailles d’or à son palmarès, dont 4 aux JO de Rio en 2016.

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