Nicaragua : le dictateur de gauche Ortega, un pédocriminel sanguinaire, a enfermé ses 7 adversaires à la présidentielle

Ce pays d’Amérique centrale, libéré du régime autoritaire d’Anastasio Somoza en 1979 par la guérilla du Front sandiniste, est retombé depuis 2007 sous le joug d’un dictateur membre de ce mouvement révolutionnaire, Daniel Ortega, prédateur sexuel de sa belle-fille mineure.

Ce maintien à la présidence d’un pédocriminel qui a violé depuis ses 12 ans Zoilamerica, la fille de son épouse et vice-présidente Rosario Murillo, constitue un scandale sans précédent ignoré par la plupart des médias. Depuis 1998, Zoilamerica n’a cessé de dénoncer ces atrocités devant une justice locale sourde à ses plaintes, et le comité interaméricain des droits de l’homme tout aussi muet. Victime de menaces, elle s’est réfugiée au Costa Rica.

Grâce à un autre viol, celui de la constitution, et à des tricheries électorales, le chef d’Etat s’est déjà fait réélire trois fois de suite, a réprimé dans le sang les manifestations populaires de 2018 (quelque 500 morts et 1200 disparus, selon l’association nicaraguayenne pour les droits de l’homme), et aspire à un 4ème mandat au scrutin présidentiel du 7 novembre prochain en faisant table rase de l’opposition.

Ortega vient de mettre en prison, sous le faux prétexte de « trahison », pas moins de sept candidats à cette élection, dont la démocrate Christiana Chamorro, fille de Violetta, ancienne présidente du Nicaragua.  Ces atteintes à la liberté d’expression ont été condamnées par l’UE, l’OEA et le Haut commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme. L’ancien vice-président sandiniste et écrivain Sergio Ramirez a récemment dénoncé ce régime de « terreur » et conclu qu’il n’y avait « aucune chance » d’assister à une élection libre.

L’Union européenne vient de prendre de fermes mesures de rétorsion contre ce régime népotiste, où presque tous les 7 enfants du couple présidentiel ont obtenu des postes politiques ou économiques. 14 dignitaires du Nicaragua ont ainsi été hier interdits de séjour et de transit dans l’UE, et leurs avoirs y sont gelés.

Ces sanctions concernent la vice-présidente Rosario Murillo, Juan Carlos Ortega, l’un des fils du dictateur, chef du mouvement sandiniste du 4 mai et patron de Canal 8, l’une des principales chaînes de télévision du pays, le conseiller économique d’Ortega, Bayardo Arce Castano, le président de l’Assemblée nationale, Gustavo Eduardo Porras Cortes, la présidente de la cour suprême, Alba Luz Ramos Vanegas, la procureure générale, Ana Julia Guido Ochoa, et deux responsables de la police.

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