Le Canard enchaîné l’était… au Rideau de fer !

Un séisme léthal frappe ce phare de la presse française avec cette sensationnelle révélation : l’un de ses journalistes vedettes, Jean Clémentin, alias Jean Manan, était un agent des services secrets soviétiques pendant la guerre froide. Mais trois jours après, la grande presse n’en parle toujours pas…

Ce traître à son pays, passible de poursuites pour haute trahison si les faits n’étaient pas prescrits – il a 98 ans -, a maintenu des contacts permanents à partir de 1957 avec les services tchèques et leur a fourni des centaines d’informations, révèle le Nouvel Obs dans sa dernière livraison.

Il est accusé également d’avoir publié de fausses informations à la demande de l’Est, notamment sur l’affaire Ben Barka, cet opposant marocain au régime de Hassan II enlevé à Paris en 1965.

Comment le Canard, ce grand moralisateur, va-t-il pouvoir justifier son incapacité à détecter l’existence d’un traître dans ses rangs, au plus haut niveau, pendant 32 ans, on attend la réponse au prochain numéro.

On attend aussi une explication similaire de nos dirigeants face à l’incompétence de la DST (service de sécurité intérieure à l’époque), d’autant qu’un transfuge des services d’espionnage tchèques aux USA pendant le printemps de Prague, directeur de la désinformation, avait dans ses valises la liste des agents pro-soviétiques en France. Le mystère s’épaissit avec le scandale des écoutes téléphoniques découvertes au siège du Canard à Paris en 1969, et probablement réalisées par la DST. Si la sécurité intérieure prenait une telle initiative, c’est une confirmation qu’elle savait pour ce manant, l’inqualifiable Manan.

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