Le prédateur de Séverine Moulin, violée de ses 8 à ses 13 ans, est remis en liberté immédiate

Marcel Renoult n’aura passé que deux mois et neuf jours derrière les barreaux malgré sa condamnation à dix ans de réclusion le 15 décembre dernier. Sa récente demande de remise en liberté a été acceptée ce vendredi 25 février par la chambre de l’instruction à la Cour d’appel de Nîmes (Gard). On ignore dans l’immédiat pourquoi les juges ont décidé de lui ouvrir immédiatement les portes de sa prison. Aucun recours n’existe contre une telle décision.

Il s’agit d’une véritable tragédie pour Séverine Moulin, âgée aujourd’hui de 42 ans, déjà en proie à un inimaginable chemin de croix depuis sa plainte en 2007, suivie d’une grave erreur judiciaire dans un classement sans suite initial injustifié.

Victime de viols et pratiques sexuelles barbares pendant près de six ans dans son enfance, elle a continué à se battre pendant quinze ans pour que Marcel Renoult, son prédateur « ne fasse pas d’autres victimes », m’a-t-elle confié.  Son drame est retracé dans mon livre d’investigation « La pédocratie à la française », publié en 2021 chez Fabert.

Finalement mis en examen en 2016 pour viols sur elle et atteintes sexuelles sur une autre fillette, Marcel Renoult a vécu libre jusqu’au procès d’Assises sous le soleil, dans le superbe massif du Lubéron, à l’est d’Avignon.

Dans la nuit du 14 au 15 décembre dernier, les jurés, à l’unanimité, avaient déclaré coupable et condamné Marcel Renoult à 10 ans de réclusion criminelle. Il avait été immédiatement incarcéré.

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